Histoire & Patrimoine

Histoire du village

Le village de Laître, selon Dom CALMET, s’appelait anciennement Sainte-Marie-sous-Amance (et le resta  jusqu’au XIIe siècle), son prieuré commencé par Thierry de Bar
( duc de Haute-Lorraine, vers 965-1026 ) était dédié à la Vierge. Puis il prit le nom de Laître (atrium en latin) , en effet comme il en était coutume à cette époque l’endroit servait de cimetière aux villages voisins.

Le village de Laître s’est révélé à l’histoire par son hôpital de mazels (lépreux) appartenant au duc de Lorraine ; un canton s’appelle encore aujourd’hui La Corvée des Malades. Ces léproseries étaient très nombreuses en Lorraine. A cet endroit il y avait une croix en bois appelée la croix des malades, elle fut remplacée en 1884 au moyen d’une souscription des habitants.

Le prieuré de Laître fut commencé, dans les premières années du XIe siècle, par Thierry de Bar, et achevé par la comtesse Sophie (vers 1018-1093), sa petite-fille, qui en fit dédier l’église par Pibon, évêque de Toul, en 1076, et lui donna des biens considérables, avec la chapelle du château d’AMANCE. Ce prieuré fut uni à l’abbaye de St.-Mihiel, en 1592, puis vendu comme bien national.

Les Bénédictins envoyés exercèrent une heureuse influence dans le canton par l’exercice de la charité surtout envers les malades et les lépreux.

Outre le prieuré, il y avait un oratoire de saint Jean-Baptiste, appartenant à la commanderie du Vieil-Aître de Nancy

LE BLASON
D’azur, aux deux bars adossés d’or, accompagnés en chef d’un écusson d’argent, aux flancs de deux croisettes au pied fiché d’or, et en pointe d’une lettre M onciale du même.

L’église de Laître construite aux XI – XII ème siècles, était celle du prieuré dont les bâtiments sont entièrement détruits.

Bien qu’elle ait été restaurée dans le siècle dernier, le portail, d’un beau style, a échappé à la mutilation; il est décoré dans tout son pourtour, de sculptures bien conservées.

On y remarque surtout un bas-relief qui représente le Christ donnant la bénédiction à deux anges, et deux personnages en adoration.

Modifiée au début du XVIe siècle. En effet, tout en gardant l’ossature romane (murs et une partie des piliers carrés), la nef  a reçu un voûtement gothique à croisées d’ogives dont chacune des clefs est différente (fleuron, visage, blasons, étoile…).

 Hauteur de la  nef sous clef : 6.30m

Au début du XVIe siècle, la nef de l’église fut transformée en adoptant un voûtement à croisées d’ogives gothiques.

Au XVIIe siècle, l’intérieur de la nef et le chœur ont été retouchés.

En 1774, la tour de la façade fut reconstruite.

 

En 1862, l’église fut classée monument historique.

 

Maison lorraine

L’une des plus remarquables demeures (XVIIIe siècle)
De chaque côté d’une grande porte charretière figurent d’autres portes piétonnes, toutes affichent un arc en plein avec une clef saillante
Niche (XVIIIe siècle) avec ses volutes et enroulement.
La partie centrale en plein cintre comporte une Vierge (XXe siècle)

 

Une autre maison de ferme très typée est celle qui servait aux décimateurs  sous l’Ancien Régime,  (individu ou communauté) qui avait le droit de lever la dîme, impôt en nature prélevé par l’Église sur les productions agricoles. Cette maison serait une ancienne résidence seigneuriale !

La porte d’entrée est située dans une tour carrée très haute avec escalier tournant en pierre allant de la cave aux combles.
Les fenêtres comme la porte sont ornées.
Probablement habitée par les seigneurs de La Grange au XVIe siècle.

Habitants

Familles

e siècle